Initiative de journalisme local
S’occuper de son porc du grain à l’assiette
Après la culture de grains et la production porcine, Stéphane Roy, copropriétaire de la Ferme S. Roy à Danville, lance sa boucherie et sa boutique, le Porc des Roy, ce qui lui permettra d’effectuer pratiquement toutes les étapes de son produit. Stéphane Roy, son frère Guy et leur équipe ont construit un nouveau bâtiment qui abrite une boucherie et un comptoir pour emporter, un investissement d’environ 500 000 $. Des sauces du Québec pour accompagner ses produits seront disponibles lorsque le commerce sera ouvert, jeudi. « On a toujours eu l’idée de compléter la roue. On veut toujours être le plus autosuffisant possible. On se disait que ce serait intéressant de vendre directement au consommateur, de voir le produit terminé », explique Stéphane Roy qui possède la ferme depuis 2002, lorsqu’il a pris la relève de son père. La boutique neuve se trouve donc sur les terres de l’entreprise, située sur la route 255, à Danville. En entrant, les clients peuvent voir les bouchers travailler via une fenêtre. « Il n’y a aucun doute, on voit que c’est propre. Les gens vont voir ce qu’on fait », explique M. Roy, bien fier de sa nouvelle bâtisse. Cette nouvelle corde à l’arc de l’entreprise concorde avec les valeurs de la famille Roy. « Autour de 85 % des grains nécessaires pour alimenter les porcs viennent d’ici. On limite les achats qui viennent de l’extérieur […] Oui, c’est moins cher de transport, mais il y a également moins de production de gaz à effet de serre, puisqu’il y a moins de transport », explique le copropriétaire, ajoutant que les porcelets proviennent de Kingsey Falls, à quelques kilomètres de la ferme de Stéphane Roy. La seule étape qui n’est pas effectuée par l’entreprise est l’abatage. Transformation En plus d’être producteur d’agneau, Christophe Lepage s’occupe de la transformation des produits du Porc des Roy. « On va transformer seulement la viande de nos élevages. On s’est préparé éventuellement pour y aller d’une usine de transformation alimentaire. On est très stricts », indique celui qui a fait installer une unité de réfrigération, ce qui veut dire que les bouchers travaillent constamment à une température d’entre huit et dix degrés Celsius. « C’est comme si on était toujours dans un frigidaire », image l’employé, mentionnant que les saucisses de l’entreprise sont populaires. M. Lepage transforme la viande depuis le début du projet. Au début de l’aventure, il le faisait chez lui dans une pièce certifiée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Les premiers produits transformés vendus par l’équipe de Stéphane Roy l’ont été au bureau de la ferme, au mois d’avril dernier. « On augmente la production progressivement. On est prêts! Toute la gang est impliquée. Quand on fait quelque chose, on y va », dit le copropriétaire du Porc des Roy, qui pense que le décor bucolique dans lequel se trouve son entreprise pourrait attirer les clients le temps d’un barbecue ou d’un méchoui. « Ça devrait se concrétiser au printemps si la pandémie le permet », décrit M. Roy, qui cultive 3000 acres et qui possède environ 16 000 porcs. Tommy Brochu, Initiative de journalisme local, La Tribune












